Une partie du contenu du disque est nettement innovante musicalement. Frank profite de la présence de Steve Vaï pour lui fair jouer les morceaux qu'il ne peut pas techniquement exécuter, attitude qui sera mal comprise à l'époque. Notamment "Dangerous Kitchen" racontant la parano du consommateur de drogue ordinaire où Frank est doublé en scat sur son chant par la guitare de Stevie (FZ de son propre aveu n'a jamais pu chanter et jouer de la gratte en même temps). A l'écoute du morceau on finit par être aussi "stone" que décrit dans les paroles tellement la musique arrive à recréer le malaise . C'est le même principe qui est utilisé sur "The Jazz Discharge Party Hats" mais doublé par une guitare accoustique cette fois-ci, le résultat est phénoménal mais il faut avoir une bonne idée de l'harmonie pour en apprécier la monstruosité. On retrouvera aussi le même genre de travail sur les albums solos de Steve Vaï quelques années plus tard. "Cocaïne Decisions" quant à lui s'en prend à l'american way of life version " yuppie", mais sur un tempo plus traditionnel et finit de nous faire comprendre que Frank n'a jamais aimé qu'on ne soit pas "under control" comme on dit . Chose que l'on subodorait déjà à la suite de certains concerts à Pantin où stupéfait de l'opacité de la fumée ambiante, et pas de cigarette, Zappa nous assénait quelques commentaires bien cinglants, déçu que nous ayons recours à ce genre d'artifices pour écouter une musique censée dénoncer tout ce qui altère la conscience! Cherchez l'erreur !
L'album renferme aussi "Stick Together" promu à une longue carrière lors des rappels: "Oui go-neu stic tougaizeur! Ohohohoho... Ohohohoho...passes-moi ton briquet !
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